Du 2 juin au 31 juillet, 70 ans après leur lancement, les Nuits de Fourvière envahissent à nouveau la colline antique de la capitale des Gaules. Un festival atypique qui fait cohabiter toutes les formes de création, de la musique la plus actuelle aux pièces de théâtre les plus anciennes, et qui attire chaque année des dizaines de milliers de spectateurs. Si vous hésitiez à vous offrir un week-end à Lyon, voici 7 bonnes raisons de vous laisser tenter.

1/ Pour l'histoire

Tout commence au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1946, quand Dominique Delorme monte un festival dédié aux arts du spectacle, dans le Théâtre antique de Fourvière. 70 ans plus tard, le festival, qui n'a cessé de grandir, est devenu l'un des temps forts de l'année culturelle en France, réunissant plus de 150 000 spectateurs autour d'une soixantaine de spectacles, toujours dans le Théâtre antique, ainsi qu'à l'Odéon.

2/ Pour le site

Le site du Théâtre antique de Fourvière offre un décor exceptionnel au festival. Construit dans le courant du Ier siècle, le site a été oublié pendant plusieurs centaines d'années avant d'être redécouvert à la fin du XIXe siècle. Ses pierres millénaires donnent une couleur unique aux spectacles qui y sont proposés.

3/ Pour la musique

Si les Nuits de Fourvière ont commencé par des représentations théâtrales, c'est aujourd'hui la musique qui attire les foules. Cette année, la programmation nous gâte, avec Radiohead en ouverture, puis plusieurs temps forts, notamment PJ Harvey, The Offspring, Benjamin Biolay ou encore Michel Polnareff.

4/ Pour le théâtre

En 1946, le festival avait débuté avec une représentation des "Perses" d'Eschyle. Il faut dire que le site antique se prête bien à la redécouverte des classiques grecs. Cette année, c'est Sophocle que les spectateurs pourront réviser, revisité par le lyonnais Gwenaël Morin, directeur du Théâtre du Point du Jour, qui livrera son interprétation d'"Ajax", "Œdipe roi" et "Electre".

5/ Pour la danse

Pour la danse, autre domaine important du festival, c'est du côté de la Russie qu'il faudra jeter un oeil cette année, avec "Letter to a man", où le danseur et chorégraphe Mikhaïl Baryshnikov rencontre le metteur en scène Robert Wilson pour un portrait d'un autre danseur, Vaslav Nijinski (1889-1950). La Compagnie nationale de Danse de Corée présentera, quant à elle, "Scent of Ink" : six tableaux qui explorent les musiques et danses traditionnelles du "pays du Matin calme".

6/ Pour se mettre au cirque

Et si vous cessiez d'être spectateur pour devenir acteur ? Plusieurs ateliers organisés en partenariat avec l'Ecole du Cirque de Lyon proposent aux petits et aux grands de s'initier aux arts du cirque, encadrés par des professionnels. Mini-trampoline, jonglage ou jeux aériens : à chacun son style.

7/ Pour l'éclectisme

Plus que pour chacune de ces raisons, c'est pour l'ensemble d'entre elles qu'on apprécie de passer, au moins le temps d'un week-end, aux Nuits de Fourvière. Mettre côte à côte le théâtre de Sophocle et Francis Cabrel, du patinage artistique et du cirque contemporain, des guinguettes dédiées à la rumba et des lectures des textes d'Aragon, il fallait oser, mais il faut bien le reconnaitre : 70 ans plus tard, le pari est gagné !

Un festival qui dure (depuis 1946) !
Un festival qui dure (depuis 1946) !